Notre histoire
Présentation
1905 : un atelier au sein de l’École des Beaux-Arts
La longue histoire de l’enseignement de l’architecture à Marseille commence en 1753 avec la création d’une académie de peinture et de sculpture comprenant une section pour l’architecture et l’ornement dès le début du XIXème siècle, à laquelle succède, en 1862, l’École des Beaux-Arts.
Au sein du Palais Carli, construit par Henri-Jacques Espérandieu, architecte de Notre-Dame de la Garde, l’école des Beaux-Arts dispose d’une section spécifique où sont enseignés, l’architecture, la construction et la perspective. En 1905 (décret du 6 août 1905), est décidée la création, au sein de l’École des Beaux-Arts, de l’École Régionale d’Architecture de Marseille, atelier qui avait pour mission d’enseigner les bases avant l’entrée à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, seule habilitée, à l’époque, à délivrer le diplôme d’architecte. Ainsi, les diplômes sont envoyés chaque année, quai Malaquais à Paris, pour être corrigés et validés. Malgré ces mauvaises conditions de travail, l’école régionale d’architecture formera la majorité des architectes impliqués dans la reconstruction de Marseille, suite aux destructions de la seconde guerre Mondiale, notamment Gaston Castel et René Egger, d’abord associés à Fernand Pouillon pour la reconstruction du Vieux-Port.
1967-1968 : l’implantation à Luminy
Francois Bret, directeur de l’Ecole des beaux-arts de Marseille à partir de 1961 engage des discussions avec Gaston Deferre alors maire de Marseille, pour une relocalisation de l’école vers des locaux plus adaptés. C’est naturellement vers Luminy, aux portes des Calanques, où le campus universitaire est en cours de conception sous la direction de René Egger, que tous les regards se tournent. Ainsi, l’École des Beaux-Arts et d’Architecture, implantée initialement dans le bâtiment de la place Carli est délocalisée en 1967-1968 dans les nouveaux bâtiments construits à Luminy. L’architecture du bâtiment est l’exemple très abouti d’un ensemble architectural méditerranéen, tirant partie de son site exceptionnel, de sa topographie, de ses orientations et du climat avec ses circulations et ses nombreux prolongements extérieurs.
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1969 : création de l’Unité Pédagogique d’Architecture (UPA) de Marseille
L’année 1968 marque le grand tournant de l’histoire de l’enseignement de l’architecture en France : les étudiants et les enseignants revendiquent une rupture avec le système académique des « Beaux-Arts », et proposent la création des Unités Pédagogiques d’Architecture (UP), autonomes, plus innovantes pédagogiquement, et plus conscientes des enjeux relatifs aux sciences sociales.
Alors que les UP parisiennes se cherchent de nouveaux locaux, qui conditionneront, la mise en place de leurs nouveaux projets pédagogiques, à Marseille tout est prêt pour accueillir la nouvelle école qui va se construire grâce aux deux des personnalités qui ont marqué profondément ce renouveau. Il s’agit notamment d’André Dunoyer de Segonzac, représentatif d’une tradition « réformatrice » héritée du mouvement moderne, de Paul Quintrand, fervent militant pour un rapprochement entre l’architecture et les disciplines scientifiques et sociales, entre le projet d’architecture et la recherche, et d’hommes de l’art praticiens .
Tous réaffirment l’ancrage méditerranéen de l’école, Paul Quintrand revendiquant un enseignement fondé sur les notions de grande échelle et d’environnement, dans une vision volontairement pluridisciplinaire. Pour lui, « L’architecte sera un homme de l’environnement ». Ainsi, dès 1968, l’ambition de créer un institut pluridisciplinaire d’urbanisme, paysage et environnement est clairement affirmé. Le rêve se réalisera 56 ans plus tard, en 2023, avec la création de l’Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires, Porte d’Aix.
1979 : l’UPA devient Établissement Public Administratif…
Les unités pédagogiques vont ensuite être érigées en Établissements Publics Administratifs autonomes, celle de Marseille le sera le 10 décembre 1979. La gestion de l’école régionale qui reposait à la fois sur des financements de la collectivité locale et de l’Etat, rentre alors sous la tutelle exclusive du Ministère de l’Equipement, puis en 1996, sous celle du Ministère de la Culture.
Parallèlement à l’enseignement, et durant cette période, l’école d’architecture de Marseille-Luminy développe son « département recherche » avec la création de trois laboratoires, dont les thèmes pionniers pour l’époque, restent d’une très grande actualité :
- Le numérique, ou l’utilisation de l’informatique comme aide à la conception architecturale, avec le laboratoire MAP GAMPSAU fondé par Paul Quintrand ;
- Les ambiances et le bioclimatisme, qui traite du rapport entre architecture et milieu physique créé par Jean-Louis Izard. L’école conserve un héritage fort de l’enseignement des ambiances et développe des programmes de recherche très ambitieux sur le sujet ;
- L’intervention en milieu urbain existant, avec le laboratoire INAMA conçu par Claude Prélorenzo, qui travaille, aujourd’hui encore à histoire sociale et culturelle de l’architecture et des territoires comme héritage, dans une perspective de transmission et de transformation. Cette recherche, est aujourd’hui encore centrale à l’école et développe un lien fort avec la formation initiale.
2005 : École nationale supérieure d’architecture de Marseille
En 2005, elle devient école nationale supérieure d’architecture de Marseille et adopte son nouveau programme d’enseignement, élaboré dans le cadre de l’harmonisation européenne (Licence-Master-Doctorat) de l’enseignement supérieur.
2023 : De Luminy à la porte d’Aix : l’installation à l’Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires (IMVT)
L’École nationale supérieure d’architecture de Marseille (ensa•m) était installée à Luminy depuis plus de 50 ans, mais hors de la ville et trop éloignée de son centre et de ses enjeux pourtant au cœur de l’enseignement. Au fil des générations d’architectes formés à Luminy, qui souvent y deviennent enseignants, l’esprit et la philosophie de ses fondateurs perdure et l’idée d’un institut pluridisciplinaire d’urbanisme, paysage et environnement restent dans les esprits.
En 2018, l’ensa•m fêtait ses 50 ans d’existence et d’implantation sur le site extraordinaire de Luminy, l’école conçue par Egger est reconnue architecture contemporaine remarquable, puis protégée au titre des Monuments Historiques, en 2025, par le Ministère de la Culture. Une page se tourne. Porté par José Moralès, président du Conseil d’administration de l’école et par Marielle Riche, alors directrice de l’école, le projet de création de l’Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires (IMVT) prend forme. L’équipe de maitrise d’œuvre NP2F est désignée cette année-là. Et en 2023, c’est au cœur de Marseille, près de la porte d’Aix, à proximité immédiate de la Gare Saint-Charles, que l’IMVT, institut unique en Europe, ouvre ses portes. En son sein, trois établissements distincts prônent la transdisciplinarité : l’ensa•m, l’école nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille (ENSP) et l’Institut d’Urbanisme Régional d’AMU / Aix-Marseille Université (IUAR)
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