David Lasnier
David Lasnier
Christian Leclerc
Représentation et non représentation :
La crise de la représentation est engagée depuis plus d'un siècle avec les remises en causes des avants gardes modernes en art, la faillite de la métaphysique en philosophie, l'apparition de nouvelles sciences non euclidiennes (théories et applications de la relativité, de l'indétermination ou quantiques), de nouveaux média informatiques (vidéo, cinéma, art du mouvement en général) et de l'I.A..
Ces transformations bouleversent la notion de représentation vers d'autres concepts et usages qui impactent différemment et profondément nos modes de perception, d'imagination et de création, redéfinissent les relations entre simulacre et simulation propres à l'art et modifient par là même nos manières de penser, de voir, de concevoir, de construire et d'habiter.
Du paradigme haptique de l'antiquité au paradigme optique de la modernité s'ouvre le paradigme scopique de notre contemporanéité. Vision de survol et de navigation, aux perceptions réticulées, constellées et sérialisées, aux spatialités multiscalaires et aux temporalités simultanées. Le scopique est un champ multifocal allant du microscope au télescope en passant par le caméscope, systèmes de perceptions ou les machines complexes de vision et de géolocalisation s'interposent entre l'œil humain et le réel, et les conduisent vers de nouvelles virtualités écraniques, surréalités, cyberréalités ou autres réalités augmentées, réinventant les lisières entre réalité, artificialités, idéalités et imaginaires.
Examen sur table en fin de semestre.