Histoire de l’architecture et de la ville de l’Antiquité au XIXe siècle

En bref

Format pédagogique

Cours magistral

Semestre

S1 Automne S2 Printemps

Équipe enseignante

Liens avec les autres enseignements

Histoire : Les modernités en architecture 1875-1975 (S3)

Histoire : Villes & formes urbaines 1875-1975 (S4)

Objectifs

Cet enseignement consacré à l’histoire de l’architecture et de la ville de l’Antiquité au XIXe siècle vise à favoriser la constitution d’une culture architecturale générale à partir de repères chronologiques et thématiques considérés comme essentiels. En se concentrant notamment sur les circulations et les transferts de modèles et de connaissances entre différents espaces géographiques, ainsi que sur la complexité des liens entre l’« acte de bâtir » et la société, il a pour double objectif d’éveiller la curiosité pour les formes construites et de permettre de comprendre comment s’est constituée l’architecture — entendue à la fois comme une discipline, une activité intellectuelle et une profession — sur la longue durée historique.

Ainsi, le cours se focalise sur différents jalons qui ont précédé l’essor de l’architecture et de la ville dites « modernes » aux XIXe et XXe siècles (périodes qui feront l’objet des cours magistraux de L2). Il tente de dévoiler les continuités et traditions comme les ruptures et innovations qui traversent l’histoire de l’architecture et ses dimensions esthétiques, symboliques, fonctionnelles et constructives. Pour ce faire, il propose de croiser différents angles d’analyse. Une large place est accordée, d’une part, à une histoire architecturale de l’architecture directement reliée à l’activité de production (le projet) et centrée sur l’étude d’édifices du passé, de leurs spatialités et de leurs typologies. 

Par ailleurs, d’autres approches — telles que l’histoire de la commande, des programmes, des techniques, des cultures constructives, des sensibilités et des interactions des sociétés avec leur environnement — sont simultanément mobilisées afin d’introduire les étudiant.e.s à l’étude de l’histoire mondiale de l’architecture (de ses origines aux phases de modernisation).

Contenus

L’enseignement se déploie sur l’année complète à travers six séquences.

Semestre d’automne

Ce premier volet propose une immersion dans l’historicité de la discipline architecturale sur le temps long à partir des théories du XXe siècle et de la question de la dialectique espace-revêtement-structure (séquence 1). Le cours opère ensuite un retour aux origines de l'architecture et de la ville. À partir des innovations de la haute Antiquité dans différentes régions (espace méditerranéen, Mésopotamie, etc.), il interroge les évolutions des cultures constructives et les hybridations architecturales qui en sont issues jusqu’à Vitruve puis la période paléochrétienne (séquence 2). 

La réflexion s'élargit alors aux typologies médiévales « romanes » et « gothiques » (séquence 3), lues au prisme des transferts culturels entre l'Europe et le Proche-Orient/l’Asie de l’Ouest. Enfin, l'autonomisation de la discipline au quattrocento (première Renaissance italienne) est abordée à partir des recherches géométriques de Brunelleschi, des travaux théoriques d’Alberti et de l’impact de la codification du « classicisme » italien sur différentes catégories de programmes et d’édifices (séquence 4, première partie).

Semestre de printemps

La seconde partie de l'année reprend au XVIe siècle, et s'ouvre sur la diffusion mondiale des théories de la Renaissance, sur leur réception en France, et sur la crise du maniérisme (Séquence 4, suite). Le cours explore ensuite l’utilisation de l'édifice comme mise en scène de l’autorité, en s’intéressant au déploiement du baroque italien et au goût de l'ordre du classicisme français, tout en analysant la mutation du statut de l'architecte dans la société (Séquence 5). Enfin, l'enseignement examine les dynamiques de modernisation et de mondialisation du XVIIe au XIXe siècle (Séquence 6). 

Il met alors en perspective l'impact de l'impérialisme européen et du rationalisme des Lumières sur l’architecture, pour aboutir aux tensions nées, parallèlement à l’industrialisation du secteur de la construction, entre références au passé, recherches stylistique et quête de nouveaux langages. Ainsi, le cours se termine en faisant état des fondements théoriques et matériels qui aboutiront à l’essor de l’architecture et de la ville dites « modernes », objets des cours de deuxième année.

Modalités détaillées

Modalités pédagogiques

Cours magistraux de 3h (séquence 1 par Ana bela de Araujo ; séquences 2 à 6 par Arthur Grizard).

10 séances en S1 le vendredi de 13h à 16h + 7 séances en S2 le vendredi (horaires à confirmer) proposant un panorama à la fois chronologique et diachronique (et parfois thématique, programmatique, géographique) du sujet.

Travail attendu : outre la prise de note active lors des cours et afin de permettre une écoute plus facile et une mémorisation des contenus, les étudiant.e.s sont invité.e.s, à préparer chaque séance en repérant les édifices et personnages traités et en lisant des textes proposés. Les plans de chaque séance et les bibliographies associées seront transmis préalablement.

Certaines séances comprendront un exercice de re-dessin d’analyse d’édifice cours (modalités communiquées au cours du semestre).

Modalités d'évaluation

Automne (S1)

  • Examen de fin de semestre : 80 % 
    Contrôle continu (exercices de re-dessin et présence aux séances) : 20 %
  • L’examen de fin de semestre (2 sessions) sera constitué de deux exercices : dissertation écrite (60% de la note) et exercice de dessin (40%). Les modalités de l’épreuve seront communiquées en cours de semestre

Compétences acquises en fin d’enseignement

  • Capacité à situer, identifier et décoder de manière critique l’environnement bâti du passé à partir de son contexte de production
  • Aptitude à développer une analyse critique et une réflexion sur les formes construites et les édifices du passé et à exprimer une pensée argumentée, à l’oral comme à l’écrit, sur ces architectures
  • Maîtrise de vocabulaire architectural et technique ; capacité à nommer et décrire des éléments matériels et structurels des constructions existantes selon les époques, espaces et courants
  • Capacité à interroger, interpréter et analyser des cas, réalisations ou références théoriques du passé et à l’aune des problématiques et des enjeux contemporains (qualités spatiales, évolutions typologiques, rapport au site et à l’environnement, rapport à la ressource, etc.)

Ressources bibliographiques

Une bibliographie sera fournie avant chaque séance avec le plan du cours.