L’histoire comme projet, enquête sur la complexité des gestes bâtisseurs

En bref

Problématiques

  • Prendre soin de l'existant

Format pédagogique

Séminaire

Semestre

Printemps

Langue étrangère

parlée par les enseignants

Anglais et portugais

Équipe enseignante

Objectifs

Le séminaire L’histoire comme projet. Enquête sur la complexité des gestes bâtisseurs s’inscrit en histoire de l’architecture et de la ville. Il a pour objectif d’initier et former les étudiants à la recherche et à l’expertise historiques dans le champ élargi de l’architecture.

Ce champ élargi est ici conçu comme étant celui du projet architectural à toutes ses échelles (édifice, infrastructure, fragment, ville, territoire), mais aussi et surtout, comme étant celui qui dépasse « l’objet architectural » pour s’interroger sur les surdéterminations politiques, économiques ou sociales qui expliquent en partie son existence. Toute architecture, avant d’être concrétisée en un édifice, s’inscrit dans le temps long en amont, celui d’une décision.

Permettant d’acquérir la maîtrise des outils de la recherche, ce séminaire s’intéresse particulièrement aux questions relatives à la commande publique et aux logiques politiques régissant les décisions d’aménagement et d’équipement de la ville de Marseille, en retenant pour les semestres de printemps et d’automne 2025 l’urbanisation du littoral en particulier, avec le thème du logement, Marseille étant l’une des 871 communes littorales. Il se propose d’engager le travail des étudiants sur l’histoire de la ville et de l’architecture sous l’angle des politiques publiques, en vue de la réalisation d’un mémoire de recherche en master sur deux semestres.

Ainsi, le séminaire entend bien laisser le champ ouvert à la socio-histoire comme à la macro-histoire, et reste soucieux d’initier la recherche auprès des étudiants de manière large, sans bornes chronologiques imposées.

Contenus

Le séminaire L’histoire comme projet porte une attention particulière à tout ce qui, en amont de chaque acte bâtisseur, ne se voit pas, ne se voit plus, derrière les façades ou les aménagements urbains. À la faveur des notions de genèse et de contexte, le séminaire propose d’inscrire l’architecture et la morphologie contemporaines du territoire :

  • Dans une histoire culturelle de l’architecte afin d’éclairer ses positionnements intellectuels (publications, conférences, expositions) à l’œuvre dans sa démarche de projet ;
  • Dans une histoire politique afin de mettre en évidence le poids des décideurs nationaux et locaux dans l’aménagement et l’équipement de la ville ;
  • Dans une socio-histoire afin de montrer les réseaux d’acteurs, les relations sociales entre les individus et les groupes (architectes, commanditaires) et leurs interdépendances ;
  • Dans une histoire des mentalités et des représentations afin d’étudier l’époque dans laquelle ces acteurs évoluent et leurs actions s’inscrivent.

Modalités détaillées

Modalité pédagogiques

  • Cours de nature épistémologique (postures, méthodes, protocoles,… de la recherche)
  • Cours thématiques en lien avec l’histoire du littoral et de son occupation, son aménagement par différentes typologies de logements / le logement comme indicateur de l’urbanisation du littoral (résidences principales, secondaires, hôtellerie…), etc.
  • Les travaux dirigés : certaines séances pourront avoir lieu sur les différents sites étudiés ainsi que dans les centres d’archives repérées par le corps enseignant et/ou par les étudiants. Des visites peuvent en effet être prévues pour découvrir les lieux principaux de conservation des archives (Archives Départementales des Bouches-du-Rhône, Archives municipales de Marseille). 

Modalités de l’évaluation

Notation du travail de recherche 80% + présence, participation et comptes-rendus de conférence (20%).

Les compétences (en fin d’enseignement)

  • Engager le mémoire de recherche : élaborer une hypothèse, établir un « état de l’art », proposer une « méthode », afin de poursuivre ensuite en semestre 9 le travail débuté ce semestre :
  • Repérer les archives (municipales, départementales, etc.) ;
  • Repérer des acteurs potentiellement interrogeables ;
  • Visiter et photographier le site ;
  • Élaborer une bibliographie ;
  • Utiliser les outils de l’architecte (dessins, cartographie) pour dresser un « portrait » du site.

Heures de travail personnel étudiant

125h