Christel Marchiaro
Christel Marchiaro
"Un procédé de présentation d’un projet d’architecture n’est-il pas sous-tendu par une manière de le concevoir ?"
(Lucan, 2004)
Depuis les années 1990, nous vivons de grandes mutations, entre soutenabilité et digitalisation, souvent antinomiques. Ces nouveaux paradigmes modifient notre manière d’être-au-monde, en cela, interrogent l’architecture et les architectes. Ces derniers sont écartelés entre smart et low, conception paramétrique et robotisation de la construction, résurgence de techniques constructives ancestrales, voire archaïques, et recyclage, du simple déjà-là au patrimoine labellisé. Les crises successives (politique, économique, écologique, etc.) amplifient ces phénomènes et montrent que la plupart de nos modèles sont échus. En conséquence, les représentations intellectuelles des architectes évoluent. En retour, leurs représentations matérielles et donc leurs moyens projectuels, changent aussi. Si l’enjeu général est de redéfinir le projet dans le contexte de transition actuel, en émettant de nouvelles hypothèses, en les testant, et ainsi, en esquissant de nouveaux modèles, alors quelles représentations accompagnent ces nouvelles pratiques ?
Le cours relevant de la théorie, donc de la pensée des architectes à l’œuvre, il s’appuie sur une série de textes courts qui sont pro- posés en lecture aux étudiants (quelques-uns sont dans la bibliographie plus bas).
Le cours articule les notions suivantes :
Le cours ne relève donc ni de l’histoire des représentations, ni de l’apprentissage d’un mode de représentation.
Assiduité
ENSP
Une partie des savoirs discutés au sein du cours sont constitués par l’enseignante, chercheure au laboratoire Project[s] (coordinatrice de l’Axe 1 Pédagogie réflexive de et pour le projet), qui a pour objet de recherche, le projet, décliné en trois axes : définitions limites, enseignements post-68, représentations matérielles et intellectuelles