Éric Dussol
parlée par les enseignants
Éric Dussol
Enseignement de projet au semestre de Printemps.
Comme nous le rappelle Françoise Choay dans son livre Alberti-Humaniste (paru en 2007), l’architecte est le passeur du désir d’un individu ou d’une communauté.
On attend des étudiantes et de étudiants de savoir lire les lieux, écouter et entendre les demandes des utilisateurs, se placer en position de sachant modeste, créer un nouvel espace public ou privé là où on ne l’attend pas, faire l’éloge de la banalité de la ville, des éléments simples qui la composent, construire l’incertitude.
Syllabus
« J’ai toujours un rêve de grande architecture civile ; non la concordance des discordes, mais la ville qui est belle en raison de la richesse et de la variété qu'elle contient. Je crois en la ville du futur pour cette raison. C'est le lieu où les fragments de quelque chose autrefois brisé sont recomposés. »
Aldo Rossi
Ces quelques phrases qu’Aldo Rossi écrit dans l’Architecture de la ville (1966) disent déjà beaucoup de la raison d’être du travail de l’architecte : on y parle de recomposition, de cassures, de richesse, de variété et de beauté. Cela rejoint les préoccupations qui doivent être les nôtres que de produire en conscience et de donner du sens à nos actes. Et cela implique que la dimension théorique, que nous devons partager, soit convoquée à chaque moment de nos actions.
Ainsi, agir doit être le fruit d’un processus, et ce processus doit être rendu explicite par le projet.
Le choix se portera sur des lieux aux dimensions modestes mais porteurs de sens : sol délaissé, façade oubliée, bâtiment négligé, sont autant d’endroits où l’altérité peut être envisagée. C’est à travers les projets que la richesse et la beauté seront sublimées.
Le sujet de la porosité de la ville sera abordé au prisme de la révélation des petites choses qui la fabriquent. Par ailleurs, puisque l’on s’intéresse à ce qui existe, les questions du pourquoi agir, pour qui agir et du comment agir devront être pensées, exprimées et argumentées.
Une dizaine de site sera proposée, chacun.e s’en saisira pour en révéler la beauté et la richesse au travers d’une intervention modeste et juste.
Savoir faire et faire savoir. Le format de l’intensif appelle à une forme d’efficacité et de synthèse.
Jury de fin de semaine
Travail pris sur le temps de l’atelier intensif
Tout ce qui concourt à la fabrique de la ville peut s’entendre comme un socle à la recherche. Les étudiant.es qui le souhaitent pourront ainsi aborder le travail réalisé au cours de cet intensif comme un moment initial à une recherche qui porterait sur l’altérité des espaces publics.