En bref

Problématiques

  • Habiter demain et l'accueil des populations fragiles

Format pédagogique

Cours magistral

Semestre

Printemps

Équipe enseignante

Objectifs

Ce cours est construit en deux parties, l’une sur la question de la réglementation, l’autre sur la place de l’architecture dans un monde de production de masse.

La loi a une matérialité. Les codes du bâtiment, les régulations de sécurité, même les taxes et impôts se manifestent dans l’architecture et les villes. Tous les architectes praticiens ont une anecdote à ce sujet. La loi est souvent vue comme un adversaire, un opposant, qui contraint la liberté de l’architecte. Néanmoins, c’est à travers ces contraintes légales que le pouvoir est inscrit dans un édifice. En les intériorisant l’architecture redevient politique. Le projet d’architecture ne peut se faire sans une stratégie quant à la gestion de la norme. Cette première partie essaiera de d’une part de décrire ce que recouvre la norme, et d’autre part de chercher des stratégies de projet évitant le cynisme de l’hyper adaptation à ses critères d’évaluation.

Un monde « capitaliste » provoque des crises économiques et sociales profondes, la montée des inégalités, et des catastrophes écologiques. Ce système parait incompatible avec une vie esthétique. 

Si le règne de l’argent a en effet des conséquences morales, sociales, économiques et écologiques, y a-t-il vraiment un enlaidissement du monde ? Dans l’industrie de consommation, le design, la mode, les entreprises, … et architecture créent en masse des produits chargés de séduction. Nous sommes passés de la rationalité moderne à la dimension esthétique contemporaine.

Contenus

Dans une première partie, ce cours interroge les rapports entre les règlementations, le prescrit, et les formes architecturales ou urbaines, le réel, en se basant principalement sur les travaux de Arno Brandlhuber dans une publication collective « Legislating architecture » chez ARCH+. Si « Travailler, c’est combler l’écart entre le prescrit et le réel », qu’en est-il du projet d’architecture. Le terme de « projet » recouvre autant une volonté, une phase de conception, un descriptif précis mais inachevés, et enfin une réalisation.

La seconde partie tentera de mettre en perspectives la production architecturales des années 2000 au regard de l’analyse de Gilles Lipovetsky et Jean Serroy intitulé «l’esthétique capitaliste ». Nous nous attarderons sur les notions d’«objet», de «concept», et «d’icone», utilisés respectivement par Ricard Scoffier, Karim bambous et Jacques Lucan pour décrire une part de la production architecturale du début du siècle.

Modalités détaillées

Modalités de l’évaluation

Analyse d’un projet au regard des notions vues encours, en 9 000 signes.

Les compétences (en fin d’enseignement)

Prendre conscience de la place de la réglementation dans la production architecturale et acquérir une culture des stratégies de projet qui l’intègre. Questionner la place de l’« objet architecture » au sein des objets produit par notre société.

Heures de travail personnel étudiant

12h