Construire sans abîmer le monde, explorations et pratiques soutenables

En bref

Problématiques

  • Ressources et écosystèmes méditerranéens

Format pédagogique

Séminaire

Semestre

Printemps

Langue étrangère

parlée par les enseignants

Anglais

Liens avec les autres enseignements

Studios de projet de master Repenser les processus-projets pour des architectures situées : Atterrir, Explorer, Éprouver, S’engager.

Objectifs

Ce séminaire interroge les changements de paradigme qu’impliquent les mutations environnementales en cours (climatique, énergétique et écologique) en partant de l’hypothèse que le décryptage des enjeux liés à ces changements est une clé pour appréhender la conception architecturale et urbaine soutenable. Souvent, les questions suscitées par les enjeux environnementaux sont marquées par l’urgence. L’équipe d’enseignants considère que cela ne doit pas être un prétexte pour réduire les réponses à l’application immédiate de solutions toutes prêtes, des solutions qui tendent à s’imposer aujourd’hui comme des standards.

En dépassant l’illusion de l’abondance et en mettant en avant la notion de sobriété désirable et réaliste, il est question de faire en sorte que les enjeux climatiques, de ressources, de santé, du vivant et plus largement celles des atteintes environnementales dépassent le stade de l’inquiétude sur l’avenir et puissent conduire à alimenter les réflexions sur les solutions et les moyens inédits à mettre en œuvre pour construire sans détruire le monde, l’habiter sans l’abîmer. Si construire un monde soutenable suppose une pensée systémique, cela ouvre le champ d’investigation pour réinterroger les savoirs, les savoir-faire, les acteurs, les usages, les modes de vie, les ressources et le climat en s’affranchissant de toute surenchère technique qui érige la performance en modèle. Cela permet d’explorer des pistes de réflexion fécondes pour la production d’un cadre de vie plus sensoriel et à faible impact.

 

Contenus

En plaçant les thématiques environnementales au sein des débats contemporains, il est question d’interroger les méthodes, les conditions et les pratiques de production architecturale et urbaine tout en situant l’homme dans son rapport au monde au centre des réflexions. L’objectif consiste à adopter une approche critique qui articule dimension technique, positionnement scientifique et évolution des pratiques.

EXPLORATIONS ET PRATIQUES SOUTENABLES

Au semestre de printemps, le séminaire vise à mettre en commun, des pratiques pédagogiques expérientielles et de confrontation au réel permettant de forger une conscience environnementale aiguë. En dépassant le répertoire de recettes préétablies, il s’agit de fournir un certain nombre de repères pour s’orienter et apprendre à problématiser. Ce mode d’enseignement engageant a pour but de faire émerger un sujet appartenant à l’une des thématiques du séminaire afin d’élaborer un état des savoirs et de cerner une problématique de recherche.

CONSTRUIRE UN MONDE SOUTENABLE

Le séminaire d’automne permet de continuer le travail amorcé au semestre de printemps pour développer le mémoire de master. Il vise à construire un argumentaire raisonné élaboré à partir d’une méthode de recherche, de la mise en place et du suivi d’un protocole (observation, mise à l’épreuve, collecte et analyse de données, enquête de terrain, mesures in-situ, simulations, diagnostic environnemental, etc.) et des résultats questionnés en termes de portées et de limites

Modalités détaillées

Modalité pédagogiques

Parmi les nombreux sujets que suscite la prise en compte des enjeux environnementaux, le séminaire propose de les questionner sous les grandes thématiques suivantes :

  • Agir local, penser global, pensée systémique, échelles et interrelations
  • Injonctions environnementales et modèles standards
  • Approches collaborative, holistique et évolution des pratiques
  • Faire plus avec moins, faire autrement, faire avec l’existant
  • Penser avec la biodiversité et les écosystèmes vivants

Les thématiques du séminaire sont mises en débat et alimentées collectivement de manière à favoriser le raisonnement holistique à partir de visites, de participations à de colloques ou à des journées d’étude, d’actualités, de controverses, d’interventions extérieures, de conférences, de retours d’expériences, d’analyse de cas d’étude. Cette prise de conscience et acculturation environnementale commune permet progressivement de s’emparer individuellement d’un sujet à d’approfondir en privilégiant un ancrage dans le contexte méditerranéen.

Modalités de l’évaluation

Durant le séminaire de printemps, les étudiants doivent produire un article selon un canevas précis en rapport avec la thématique choisie par chaque étudiant. Le séminaire d’automne est consacré à produire le mémoire de recherche. Une présentation orale devant un jury est organisée en fin de semestre.

L’évaluation s’effectue aussi sous forme de contrôle continu (contribution individuelle au groupe du séminaire, retour réflexif et regard critique en lien avec une littérature scientifique, problématisation).

Les compétences (enfin d’enseignement)

  • Être en capacité de développer une conscience environnementale
  • Prise de distance critique (analyser, évaluer, hiérarchiser, croiser et synthétiser les connaissances déjà existantes).
  • Être en capacité de situer le travail de recherche parmi différents courants épistémologiques.
  • Pratiquer une démarche scientifique permettant de bâtir un argumentaire raisonné (réaliser et restituer un état de l’art, formuler une problématique et des hypothèses de recherche).
  • Élaborer une méthodologie (mise en place d’un suivi, développement d’un protocole adapté) et maîtriser des outils correspondants.
  • Être en capacité de structurer et d’exprimer de manière claire sa pensée avec des termes précis et assumer les conditions de validité de l’argumentaire.

Heures de travail personnel étudiant

100h

Partenariats

  • Réseau scientifique et pédagogique ENSAECO et ACCN (réseau architecture, conception et culture numérique)
  • Réseau scientifique et pédagogique ACCN (réseau architecture, conception et culture numérique). I. Fasse est membre du réseau
  • Réseau français de la construction paille
  • Laboratoire Project[s] de l’ENSA.M, axe de recherche « ambiances, environnement dans le projet »
  • Laboratoire UPR CNRS MAP, Modèles et simulations pour l’Architecture et le Patrimoine, axe de recherche « Analyse, structuration et visualisation d’informations etde connaissances »