Matthieu Poitevin
Matthieu Poitevin
Mariusz Grygielewicz
Justin Mbodj
Arts plastiques • Sociologie • Anthropologie • Urbanisme • Paysagisme • Musique • Cinéma • Cuisine
Changer l’ordinaire
Comment définir “ordinaire”?
Est ordinaire : “ce qui est conforme à l’ordre établi, normal, courant ; habituel ; qui ne dépasse pas le niveau commun ; banal, quelconque, médiocre”(définition Larousse).
Partant de cette définition, si elle doit satisfaire le plus grand nombre pour exister, l’architecture doit être ordinaire.
Mais alors, comment élever le niveau de l’ordinaire pour prendre soin de celles et ceux qui le vivent ?
Comment créer les conditions de cette transformation?
Byzance s’est transformée en Constantinople et a inspiré Venise.
Les villages en pisé de l’Atlas, sortes de résurgences telluriques de la montagne, savaient se lover dans la lumière. Ceux de Grèce la caresse . Comment retrouver cette sensibilité ?
Rien n’est plus ordinaire que les bidonvilles, les slums, les favélas et pourtant ils fascinent par leur résilience et leur courage. Ce sont presque des architectures métaboliques.
Seule peut être Athènes, encore et toujours nous propose un ordinaire réussi dont on devrait s’inspirer.
Alors comment permettre l’extraordinaire ou plutôt l’ordinaire merveilleux en architecture ?
Comment déplacer l’ordinaire? Comment le transcender ou lui donner ce supplément “d’extra” ?
Pratiquer l’architecture est un acte noble : il est question de créer le cadre quotidien de tout le monde.
Celui dans lequel on vit, on aime, on crie, on pleure, on rit, on apprend et l’on rêve. C’est là une définition de
l’ordinaire.
Cela nous oblige, en tant qu’architectes, donc et sans échappatoire possible car à défaut, les conséquences sont là pour longtemps et laissent des stigmates sur le sol mais aussi dans le corps et l’esprit des gens .
Oui, cet ordinaire n’a eu de cesse de s’appauvrir. Pourquoi a-t-on cessé de construire des villes avec le souci de qualité, du soin et du savoir faire au profit de façade vidée de sens prétendument spectaculaire ?
La misère intellectuelle et constructive de ces lieux ne peut que participer à la misère morale de notre époque .
Pourtant, existe-t-il un acte plus merveilleux que de faire pénétrer une pensée artistique, c’est-à-dire libre,
exploratoire, transgressive dans l’ordinaire du quotidien des gens
Comment faire juste et bien ? la recette :